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Fruit de la Vigne – St Rémi

La légende Dorée

Nous connaissons bien le récit du baptême de Clovis par St Rémi.
Mais le texte de Jacques de Voragine, écrit entre 1261 et 1266, nous révèle une toute autre histoire ! Elle est à l’origine du nom de la rénovation de l’église de la rue Achard.

Bas-relief représentant l'épisode de la l'histoire de St Rémi.

« Dès sa jeunesse, Rémy évita le monde et entra dans un couvent. Mais à vingt-deux ans sa renommée, sans cesse croissante, lui valut d’être choisi par tout le peuple pour l’archevêché de Reims. Et c’était un homme d’une telle douceur que, quand il mangeait, les moineaux venaient sur sa table, et qu’il les nourrissait dans le creux de sa main.
Ayant été un jour reçu dans la maison d’une dame, et apprenant que celle-ci n’avait plus de vin, saint Rémy entra dans sa cave, fit un signe de croix sur le tonneau ; et voici que le vin en jaillit en telle abondance que toute la cave s’en trouva inondée. »

La vie monastique et le vin

Extrait d’un texte de Philippe d’Allaines – Président de l’Association des Vins d’Abbayes :

Après la chute de l’Empire Romain, et jusqu’au 6e siècle, les barbares venus du nord envahissent l’Europe du sud semant le malheur dans les campagnes. Cette période de disette et de misère est préjudiciable à la culture de la vigne qui disparaît en grande partie, le vin n’étant pas un produit de première nécessité. Les invasions arabes en Espagne et dans la France du sud achèvent le travail des barbares.

Cependant la vigne survit grâce à l’Église. En effet durant cette période agitée seuls les évêchés conservent une relative stabilité et un reste d’autorité. Les évêques gardent de petites vignes autour de leurs villes autant pour des motifs religieux que par soucis de conserver un patrimoine viticole auquel s’attache un certain prestige.
Nous leur devons aujourd’hui un grand nombre de vignobles et surtout cette diversité qui est une des forces de notre viticulture actuelle.

Mignature représentatn un moine bénédictin collectant une boisson d'un tonneau et la buvant.

L’autre pilier du maintien de la viticulture, ce sont les moines Bénédictins.

Né en 480, Benoît de Murcie est certainement l’une des figures essentielles de l’histoire européenne. Il créa une première abbaye sur le mot Cassin mais surtout fut à l’origine de la règle qui va régir presque toutes les communautés monastiques jusqu’à nos jours.

Cette règle est un chef d’oeuvre d’équilibre, à la foi souple et précise, entre les temps de prière, travail, sommeil et études.

L’agriculture occupe une place prépondérante, avec la production d’huile, de blé et de vin qui est à la foi nécessaire aux offices, mais aussi une aide à celui qui accompli un effort physique.

La règle est stricte, mais tolérante : il faut lier le chapitre sur la boisson intitulé « comment boire ».